novembre 14, 2005

Me manque ....

Ici je manque de rien... La vie suit son cour... Je commence à être dans le décor québécois... boulot dodo rien de bien exceptionnel... L'automne est vite passé laissant place à l'hiver qui commence à prendre racine et la température chute... De la neige par ci par là mais rien d'extraordinaire... De mon bureau j'ai vu dégagé sur tout le Plateau : Mile end, Plateau, Laval, le centre ville, le Mont Royal... Mon bureau se trouve au 11ème étage et dans un coin de fenêtre... On ne peut pas espérer mieux comme emplacement... Je travaille tard et je me lève tôt... Je semble être bien classé dans le palmarès des personnes toujours présentes au boulot. Au moins je ne suis pas de ceux qui ne foutent rien... chaque semaine, nous avons un lot de personne malades... Je suis étonné de n'être pas encore de ceux là... Faut croire que le Gaulois vietnamien n'est pas de p'tite nature enfin de compte. :) Je passe le plus clair de mon temps au boulot mais je vais vous avouer une chose que certains savent déjà... Mes gènes asiatiques n'arrêtent pas de me dire de travailler et ma culture française me dit de me la couler douce... je plaisante biensur. Quand on part loin de son pays c'est pour fuir des choses... moi je ne fuis pas... j'étais prédestiné à partir pour revenir peut être dans quelques mois peut être dans quelques années... La vie c'est une somme de surprises, chui prêt à l'affronter... Ma famille me manque et mes amis aussi, mes habitudes moins... Je garde contacte avec le plus part d'entre eux sans pour autant sentir le poids de la distance... Les bonnes nouvelles me ravivent toujours, les moins bonnes me peinent... Quand on est loin, le moindre détail compte, les prises de bec dans un groupe d'ami, les moments manqués lors de certaines sorties, les réunions de famille qui trainent en longueur, les remarques des parents, les ragots... Tout ça, on le vit personnellement et forme cette espèce de solitude partagé... C'est pas pénible mais on aimerait être à deux endroits différents... Je tiens beaucoup à mon p'tit monde même de l'autre côté de l'Atlantique. A vrai dire je trouve que j'ai plus de nouvelles ici qu'en France... La proximité peut donc étouffer la communication. Il y aune chose que je vous ai pas dit... Et que je savais déjà avant de partir, je ne tiendrai pas longtemps ici seul... Mais il fallait que je constate par moi même que vivre seul était possible et pas insurmontable... quand on est amoureux et je le suis... la séparation est vraiment une terrible période... C'est là, où l'on voit la solidité d'une relation, du couple. Je vous présente Marie-Hélène celle pour qui mon coeur fait boom tous les jours... En disant cela, j'ai l'impression de tout dire et pourtant ce silence en dit long. :) elle vit, comme la plus part, en France et pour le moment c'est la seule à être venue me rendre visite. Vivre une relation à distance, c'est honnêtement pas facile et la seule personne à me manquer vraiment c'est Elle... Où est passé le Tonio coureur et aventureux?Ben il est toujours là à courir, après sa belle Hélène, et à vouloir faire cette aventure à deux...
C'est grâce à Michel que nous nous sommes rencontrés il y a quelques mois, il faut bien le dire. :)
Il y a des relations qu'on imagine pas aussi mures et complices... Douce, éveillée, jolie, attentionnée et ces nombreux traits attachants me rendent aussi docile qu'un agneau. Et pourtant, je suis ici et elle làbas... J'ai demandé cette année au père Noël de nous réunir mais Maire-Hélène l'avait déjà réclamé bien avant moi... Alors après Noël, elle sera ici à Montréal... Qui de nous deux est le plus amoureux... On dit souvent qu'il y a toujours une personne qui aime plus l'autre... Quitter tout pour venir rejoindre l'autre aura je crois la plus grande preuve d'Amour... Marie-Hélène moi non plus. Alors voilà pourquoi je travaille tant pour ne pas sentir le poids de son absence et pour être moins occupé quand elle sera là. :) J'ai hâte d'être à Noël dis donc... Alors quand je parlais de mon chez moi c'est en réalité de chez Nous.

novembre 07, 2005

Partir de rien...

Je vous parle toujours des chaques pas et tout resemble être une première. Une aventure certainement sous le signe d'une éptreuve individuelle.

On se rend compte que nous avons toujours été plus ou moins assistés pendant des années... Des choses ont été accomplies, faut pas le nier mais qui peut se vanter d'avoir fait tout tout seul. Travailler dans une boite dans un pays inconnu c'est pas mon soucis majeur bien que tout est à refaire à mon poste.
Trouver un appartement ne semble pas difficile mais le facteur imprévu change souvent la donne; dans mon cas précis, il faut se faire violence pour faire les démarches adéquates sinon on n'avance pas. Et personne ne le fera pour vous : l'aventure rime parfois avec galère lol... Je tire une nouvelle fois mon chapeau à la simplicité des démarches administratives au Québec pour se fournir tel ou tel document. A mon goût, les fraudes peuvent se faire plus facilement mais cela fait gagner pas mal de temps alors qui va s'en plaindre. Je suis donc devenu dans un premier temps un numéro comme tout le monde d'un point de vue canadien. Cela m'ouvrait les portes des soins gratuits et la possibilité d'avoir un compte en banque. Tout est à l'image des dominos avalanches, tout s'enchaine. Ce compte va me permettre d'accéder à un chéquier et enfin à la location d'un appartement. Je rappelle que l'idée première était d'avoir un appartement... On apprend vite quand on part rien. Certains diront mais c'est facile d'avoir un appartement, tu n'as qu'à le louer. Pour ce discours là, je dis : biensur et je rajoute un grand sourire niaiseux...
Poser des questions restent la meilleure chose surtout qu'ici il n'y a pas des fonctionnaires qui se contredisent. :) Heureusmenent que je n'ai pas ma langue dans la poche merci maman merci papa de m'avoir fait grande gueule!!! :) Donc me voilà parti vers la quête de mon chez moi. J'ai beau m'informer sur les endroits les plus prisés à mon entourage, personne n'avait l'air de connaitre mes attentes... Il faut dire que je gagne grâce à mon salaire français bien plus que le salaire moyen canadien. Du coup, j'ai fait au plus pratique et suivant mes impressions... Il fallait que je ne sois pas trop loin du boulot et avoir les commodités proches de chez moi puisqu'ici l'hiver est pas comme en France. les -30 et -40 degrés sont des températures courantes... alors il faut éviter de s'encombrer par les besoins du quotidien.
Après maintes visites, et pas mal d'heures de marche à travers la ville... Je connais maintenant mieux les noms de rues que certains montréalais et j'ai trouvé le quartier qui me plaisait... Autant vous dire tout de suite, quand je cherche je trouve toujours, il n'y avait donc pas d'inquiétude à avoir... Cela dit quand on a un accent français... Les gens ont tendance à grossir le loyer. Mais j'ai étudié le marché et les prix mieux qu'un agent immobilier. Je connaissais aussi la législation à force d'écouter et de discuter avec les gens. chose aussi à savoir :
- louer un apparement veut dire que l'immeuble appartient à un seul proprio
- louer un condo veut dire que l'immeuble a plusieurs proprios
- louer un triplex c'est un appartement faisant parti d'un immeuble de trois étages en comptant le rez de chaussée (ici le rez de chaussée compte pour le permier étage)
- louer un cottage veut dire que c'est un immeuble de deux étages et que le proprio habite au dessus ou en dessous de vous.
- ici les désignations des appartements c'est 2 1/2, 3 1/2, 4 1/2 et pas studio, F1 F2 F3 et les unités de mesure diffèrent aussi "comme de par hasard!!!"
Avec tout ça, il fallait éplucher les annonces... pour trouver la perle rare... Une location pas hors de prix et bien située et propice à un maximum d'avantage. Et j'ai fini par trouver. Là, c'est le début de la galère faire les magasins... Tout semblait trop beau... Les détails les plus infimes commencent à pointer leur nez... Qui dit location dit emménagement, seulement... j'étais arrivé avec trois fois rien... alors fallait rapidement acheter le minimum vitale pour une personne civilisée que je suis c'est à dire TOUT : Un lit, un matelat, des meubles, un frigo, une cuisinière, une laveuse, une sécheuse, un salon, une table à manger, en passant par le balai pour le maniaque que je suis et les tournevis...etc
Et les meubles faut les transporter, faut les monter, faut faire une études de marché, aller à droite et à gauche... prendre le meilleur selon la situation... Si vous saviez la galère quand on ne connait personne et pas de voiture... la taxi c'est cool mais vous vous imaginez prendre tout le temps le taxi! C'est comme si vous aviez un chauffeur personnel... Je vous rassure j'ai gouté et cela ne fait pas parti de mes impératifs... D'autant plus que je déteste me faire conduire. Je ferme donc cet petit aparté. En gros, les moyens de locomotions sont limités.. en France, y'a toujours de la famille ou bien des amis... Ici personne. Pas simple tout le temps mais finalement avec l'argent on fait pas mal de chose. Et dire que j'étais du genre négligé dans mes papiers... ici, je suis plus qu'organisé. Car j'ai fait toutes les démarches pour mettre l'électricité, prendre une assurance habitation,je fais mes comptes, j'ouvre mon courier :)... Maintenant on peut dire que le rien n'existe plus. L'aventure commence donc maintenant depuis mon arrivée dans cet appartement car l'hotel pendant un mois et demi c'est trop impersonnel.

novembre 06, 2005

Les premières impressions...

Ça aurait pu être n'importe quel autre pays mais celui-ci faisait parti d'une liste d'opportunités : New York, Montréal, Hong Kong. Le choix s'est fait par élimination. Mon arrivée ne fut pas une montagne d'angoisses ou de curiosité, car Je savais ce que je laissais dernière moi... Une famille aimante, des amis omniprésents et pas un poil égoïstes...la France et! Paris, ma ville de référence, ville de romance, ville de mes envies assouvies... A m'entendre, pourquoi être parti? mais vous le savez déjà. Assoifé, il faut toujours que je ne fasse pas comme tout le monde... L'aéroport fut désert, le coup du starter avait retenti quand j'ai posé mon pied sur le sol. Ca y est, j'y suis face à moi même. J'avais gardé cette façon parisienne de marcher avec hâte contre le temps... les voyageurs partageant le même vol étaient en une ou deux minutes derrière moi. Première étape, découvrir comment devenir plus qu'un touriste... et passer les points de contrôle. Dans ces moments là... je me mets en mode "si tu ne sais pas, tu poses la question"... j'avais le choix entre un homme et une femme pour me dévisager. L'homme fut pour moi une réponse mais la femme aussi. Y'a pas d'explication ou alors faudrait chercher loin. :) Très clair et professionnel, il m'indique les bureaux de l'immigration juste derrière lui. Une fois passé, il me fallu faire quelques pas pour y arriver. L'hôtesse m'a interpelé en anglais pour que je lui tende mon passeport et elle me dit que c'est bien là. Je me suis installé dans la file... C'est drôle les files d'attente font toujours ressentir l'impatience de son avancement. Une fois devant l'officiel, j'ai déballé tous mes documents, croisant les doigts pour que rien ne soit oublié. Tout semble en ordre et rapide. J'avais un visa d'un an comme bienvenu. J'ai eu même le temps de discuter avec l'officiel pour demander des renseignements. C'est de là que me venait l'idée d'emprunter le chemin d'un autre bureau. La personne fut expéditive. elle me tendit une feuille et m'indiquait que tout ce que je voulais savoir était dans ces documents avec un plan de la ville et le plan de métro. Je m'en suis allé chercher mes bagages sceptiques mais agréablement surpris de la tournure simple et efficace. L'aéroport était toujours aussi vide de monde et les valises de mon vol nous attendaient. J'ai fait le tour et pris un charriot le rempli de mes valises, une grande valise, une petite, un sac à dos et mon ordinateur portable. Qui aurait pu croire que je venais m'installer pour une période aussi longue avec si peu d'affaire. Je pris la direction de la sortie puis une petite foule timide était là et évitant une arrivée de star puisque personne ne m'attendait. Le programme fut prendre un taxi sortir l'adresse de l'hôtel de mes papiers pour l'indiquer au chauffeur. Sans grande difficulté et sans attendre, je suis monté indiqué l'adresse... Pendant plusieurs minutes, je contemplais les rues, le paysage... tout me semblait sans importance dans cet univers. Je savais que j'aurai le temps de connaitre ce pays. Quand on part quelque part l'angoisse c'est l'hotel. D'une, est ce qu'une chambre a bien été réservé à mon nom?,deux, est ce qu'il est lugubre? Bref... Tout se passait tellement bien que je suis resté calme et serein. L'hotel fut un détail. J'étais en plein centre ville et mon studio était juste ce qu'il fallait. Il était trop tard pour rendre visite à mes futurs collègues alors je me suis promené demandant à l'hôtesse d'accueil un endroit pour acheter une carte pour téléphoner internationalement, un adaptateur pour mon ordinateur et aussi un câble réseau. En gros de quoi prendre contact avec ma tribu française. Elle me donna gentillement des indications. J'ai rien compris. Son accent et des mots qui n'allait pas avecce que j'ai demandé. J'ai hoché la tête le remercia et parti avec le sourire. Aucune importance, j'allais mepromener et puis avec un peu de chance... je trouverai ce dépanneur vendeur de carte téléphonique.
Il faisait chaud dans ce pays connu pour son froid. Ah oui... je ne l'avais pas encore dit clairement. Je suis à Montréal au Canada pour la première fois de ma vie.

novembre 04, 2005

Une nuit pour...

C'est secrètement que je commence un blog... Je ne sais pas encore si cela fera office de journal ou bien de sujets mordants ou encore sans but précis à atteindre. Mais me connaissant, tout a une signification. Alors pour les personnes qui se trouvent sur ce premier sujet, bienvenues et que cela puisse avoir un intérêt pour vous.
Les premiers pas semblent toujours sans repère et sans consistence.. Je parle en connaissance de cause... Deux mois passés loin de tout pour un nouveau départ. Partir loin pour se trouver n'est pas dans mon cas totalement faux... Je me suis toujours dis avant de vivre à deux, commence d'abord à accomplir tes rêves personnels... Biensur tout le monde pourrait se rejoindre dans les grande lignes comme être heureux, vivre l'amour à deux, s'épanouir dans toutes les étapes dans la vie et se marier avoir des enfants... un peu à l'image des contes qui ont bercés et eu une quelconque influence sur nous ou encore lire entre les lignes de ce que nos parents croient bons pour nous à travers ce qu'ils ont eu de bons à nous transmettre. Pour moi l'équilibre est primordial. Je parle de mon propre équilibre. Cette quête de toujours vouloir plus et mieux c'est une force de tempérament que je tiens de mes parents mais que je cultive pour m'identifier. Je parlais de vivre ses propres choix et rêves pour qu'au moment voulu se poser et ne jamais regretter être passer à côté de sa vie sans pour autant regarder en arrière. Je ne me sens pas avoir vécu tant de choses pour me permettre de la contempler. Elle est ce qu'elle est mais pour ce qu'elle sera : c'est une enigme.
en tout cas voilà... j'ai décidé depuis toujours, une évidence de partir vivre sans personne pour savoir si je pouvais vivre avec moi et par mon propre chef. C'est une volonté de se rassurer pour se sentir capable, de s'enrichir pour s'épanouir... J'ai jamais eu peur de partir et je suis même satisfait de vivre ce dont je n'arrête de rêver à voix haute.
On ne vit qu'une fois cette vie alors... faut la vivre!