novembre 06, 2005

Les premières impressions...

Ça aurait pu être n'importe quel autre pays mais celui-ci faisait parti d'une liste d'opportunités : New York, Montréal, Hong Kong. Le choix s'est fait par élimination. Mon arrivée ne fut pas une montagne d'angoisses ou de curiosité, car Je savais ce que je laissais dernière moi... Une famille aimante, des amis omniprésents et pas un poil égoïstes...la France et! Paris, ma ville de référence, ville de romance, ville de mes envies assouvies... A m'entendre, pourquoi être parti? mais vous le savez déjà. Assoifé, il faut toujours que je ne fasse pas comme tout le monde... L'aéroport fut désert, le coup du starter avait retenti quand j'ai posé mon pied sur le sol. Ca y est, j'y suis face à moi même. J'avais gardé cette façon parisienne de marcher avec hâte contre le temps... les voyageurs partageant le même vol étaient en une ou deux minutes derrière moi. Première étape, découvrir comment devenir plus qu'un touriste... et passer les points de contrôle. Dans ces moments là... je me mets en mode "si tu ne sais pas, tu poses la question"... j'avais le choix entre un homme et une femme pour me dévisager. L'homme fut pour moi une réponse mais la femme aussi. Y'a pas d'explication ou alors faudrait chercher loin. :) Très clair et professionnel, il m'indique les bureaux de l'immigration juste derrière lui. Une fois passé, il me fallu faire quelques pas pour y arriver. L'hôtesse m'a interpelé en anglais pour que je lui tende mon passeport et elle me dit que c'est bien là. Je me suis installé dans la file... C'est drôle les files d'attente font toujours ressentir l'impatience de son avancement. Une fois devant l'officiel, j'ai déballé tous mes documents, croisant les doigts pour que rien ne soit oublié. Tout semble en ordre et rapide. J'avais un visa d'un an comme bienvenu. J'ai eu même le temps de discuter avec l'officiel pour demander des renseignements. C'est de là que me venait l'idée d'emprunter le chemin d'un autre bureau. La personne fut expéditive. elle me tendit une feuille et m'indiquait que tout ce que je voulais savoir était dans ces documents avec un plan de la ville et le plan de métro. Je m'en suis allé chercher mes bagages sceptiques mais agréablement surpris de la tournure simple et efficace. L'aéroport était toujours aussi vide de monde et les valises de mon vol nous attendaient. J'ai fait le tour et pris un charriot le rempli de mes valises, une grande valise, une petite, un sac à dos et mon ordinateur portable. Qui aurait pu croire que je venais m'installer pour une période aussi longue avec si peu d'affaire. Je pris la direction de la sortie puis une petite foule timide était là et évitant une arrivée de star puisque personne ne m'attendait. Le programme fut prendre un taxi sortir l'adresse de l'hôtel de mes papiers pour l'indiquer au chauffeur. Sans grande difficulté et sans attendre, je suis monté indiqué l'adresse... Pendant plusieurs minutes, je contemplais les rues, le paysage... tout me semblait sans importance dans cet univers. Je savais que j'aurai le temps de connaitre ce pays. Quand on part quelque part l'angoisse c'est l'hotel. D'une, est ce qu'une chambre a bien été réservé à mon nom?,deux, est ce qu'il est lugubre? Bref... Tout se passait tellement bien que je suis resté calme et serein. L'hotel fut un détail. J'étais en plein centre ville et mon studio était juste ce qu'il fallait. Il était trop tard pour rendre visite à mes futurs collègues alors je me suis promené demandant à l'hôtesse d'accueil un endroit pour acheter une carte pour téléphoner internationalement, un adaptateur pour mon ordinateur et aussi un câble réseau. En gros de quoi prendre contact avec ma tribu française. Elle me donna gentillement des indications. J'ai rien compris. Son accent et des mots qui n'allait pas avecce que j'ai demandé. J'ai hoché la tête le remercia et parti avec le sourire. Aucune importance, j'allais mepromener et puis avec un peu de chance... je trouverai ce dépanneur vendeur de carte téléphonique.
Il faisait chaud dans ce pays connu pour son froid. Ah oui... je ne l'avais pas encore dit clairement. Je suis à Montréal au Canada pour la première fois de ma vie.